Prendre la parole sans prendre le pouvoir – Manon Him-Aquilli
22 avril à 7:00 pm - 8:30 pm

Comment s’organiser de manière horizontale quand les rapports de
pouvoir sont omniprésents, y compris dans les milieux antiautoritaires ? Ce
livre raconte d’abord comment, depuis la fin du XIXème, ce paradoxe a mis
au travail les discours et les pratiques politiques des anarchistes et des
autonomes. Il décrit ensuite les effets que continue de produire
aujourd’hui cette histoire sur les relations entre les militant·es et la forme
qu’ils et elles donnent à leur réunion. Enfin, il critique le dispositif des
tours paroles, qui passe sous silence le fait qu’une prise de parole est
toujours aussi une prise de risque, pour se demander pourquoi un
discours tenu en assemblée fait, ou non, autorité.
Manon Him-Aquilli est anthropologue du langage à l’Université Marie et
Louis Pasteur (ex Franche-Comté). Elle a milité et milite encore au sein de
différents collectifs autogérés avec lesquels elle a participé à de nombreux
mouvements sociaux durant ces vingt dernières années. Elle a par ailleurs
co-écrit, avec Cécile Canut, Caroline Panis et Félix Danos, l’ouvrage Le
langage, une pratique sociale. Éléments de sociolinguistique politique
(Presses Universitaires de Franche-Comté, 2019) et elle est actuellement
membre du comité de rédaction de la revue de sciences humaines Tracés